Sarkozy va t-il nous sauver ?

avril 26, 2009

Nicolas Sarkozy a présenté son plan pour l’emploi des jeunes vendredi dernier. Pour que nous ne soyons pas une «génération sacrifiée» (dixit Sarkozy) l’Etat va consacrer 1,3 milliards d’euros pour la formation et l’insertion professionnelle des jeunes, diplômés ou non.

Du point de vu formation.
L’apprentissage va être encouragé auprès des entreprises. Elles ne paieront pas de charges sociales pour leurs apprentis et les sociétés de moins de 50 salariés recevront une prime de 1800 euros.
Pour l’embauche en contrat de professionnalisation de jeunes de moins de 26 ans, les entreprises recevront 1000 euros et 2000 euros si le jeune n’a pas le niveau bac.

Aux jeunes chômeurs de 16 à 25 ans le pôle emploi proposera des contrats d’accompagnement formation. On encouragera aussi la scolarisation des jeunes peu ou pas qualifiés dans les écoles de la deuxième chance.

Niveau insertion professionnelle.

Les stages d’une durée supérieure à 2 mois (3 mois auparavant) seront rémunérés. Cette mesure concerne même le secteur public ! A la fin du stage, si le jeune est embauché en CDI, l’entreprise reçoit une prime de 3000 euros (attention offre limitée dans le temps).

Aux jeunes chômeurs de longue durée on proposera plus de contrats initiative emploi !

Je ne suis pas une spécialiste mais je vous donne quand même mon avis.

Je trouve très bien de favoriser l’apprentissage et de mieux rémunérer les stages car ce sont de bons moyens d’acquérir de l’expérience. Encore faudrait-il que cette expérience soit reconnue par les entreprises !

Et pour ceux qui ont terminé leur stage depuis un an et qui cherchent vainement, c’est un peu tard ! A part des contrats aidés, rien n’est vraiment mis en place pour les aider.

Finalement ces mesures soignent nos problèmes en surface mais pas en profondeur. Les entreprises vont recevoir plein d’argent pour embaucher des jeunes en apprentissage mais après ?
Ces mesures vont-elles vraiment faire évoluer la mentalité des employeurs qui se servent des jeunes comme main d’œuvre pas chère voir gratuite ?
L’Etat ne pourra pas éternellement donner de l’argent aux entreprises à chaque nouvelle embauche d’un jeune.

Il faudrait peut être établir un contrat « moral » et longue durée avec les entreprises. Une entreprise qui prend un stagiaire s’engage à le former véritablement et pas à le prendre en remplacement d’un congé maternité. L’idéal serait qu’un stage corresponde à une future création de poste : on forme le jeune et il est opérationnel pour occuper cet emploi.
Car actuellement il y a souvent un poste dédié au stagiaire mais qui ne se transforme jamais en CDI. Ce poste est continuellement occupé par une série de stagiaires : quand l’un a terminé son stage, on cherche un nouveau stagiaire.

Bien sûr c’est une idée réaliste car il n’y a pas beaucoup de création de poste en comparaison avec le nombre de jeunes qui cherchent un stage. De plus, les jeunes ne veulent pas forcément rester dans l’entreprise de leur stage.
Retenons juste qu’il serait bien que certaines entreprises cessent de se servir des jeunes comme main d’œuvre qualifiée bon marché et construise des relations durables avec nous


Bonne et mauvaise nouvelles

avril 18, 2009

Cher(e)s lectrices et lecteurs,

La bonne nouvelle c’est que je viens de trouver un CDD de 3 mois. La mauvaise c’est que je n’ai plus accès à Internet chez moi ! Bizarrement le jour où j’ai appris que j’étais embauchée, ma connection Internet est tombée en panne !

En attendant que ma connexion soit réparée j’aurai rarement accès à Internet. Toutefois je souhaite continuer le blog car je reçois beaucoup de messages de jeunes diplômés qui le suivent régulièrement et qui se retrouvent dans les différents témoignages.

En attendant le retour d’Internet chez moi je vous propose donc de participer activement à ce blog et de m’envoyer par mail vos propres articles.


Chercher un emploi et avoir un travail alimentaire, est-ce compatible ?

avril 11, 2009

La plupart des jeunes diplômés n’ont le droit à aucune aide sociale. Il faut en effet avoir cotisé 4 mois pour bénéficier des assedics. Or nombreux sont les étudiants qui ont terminé leurs études par un stage. Moi j’ai la chance d’avoir fait mon master en apprentissage. J’avais le statut de salarié ce qui me permet de bénéficier des assedics.

Quant au RMI, il n’est accessible qu’à partir de 25 ans. Or si vous avez fait vos études sans redoublement ni réorientation, vous avez 22 ou 23 ans quand vous êtes diplômés !

Certains d’entre vous se retrouvent dans une situation financière très difficile et n’ont d’autre choix pour vivre que de prendre un travail alimentaire. Le problème est que la recherche d’emploi prend énormément de temps. Quand vous travaillez, vos chances de trouver rapidement un vrai emploi s’amenuisent.

Pour ceux qui ont moins de difficultés financières voici des petits boulots qui ont l’avantage d’être ponctuels ce qui vous permet une plus grande liberté dans la recherche d’emploi :

- Les inventaires vous permettent de travailler en horaires décalés, le soir et les week-ends. Voici des entreprises spécialisées dans le recrutement d’inventoristes : www.inventaire.com/, www.espacejob.com/

- Hôtesses et hôtes en évènementiel ou en entreprise. Il existe de nombreuses agences qui peuvent vous proposer ce type de poste : www.dorian.fr/, www.alizeehotesses.com/, www.sybill.fr/, www.penelope.fr/

- Le baby-sitting. Activez votre réseau, laissez de jolies petites annonces chez les commerçants et dans les écoles de votre quartier. Sur Internet vous pouvez vous inscrire sur le site www.yoopala.com/qui met en relation les baby-sitters et les parents.

- Prof à domicile. De nombreuses agences cherchent des « professeurs ».
Par exemple : www.acadomia.fr/, www.kelprof.com/, www.completude.com/… Généralement un niveau Bac+3 est requis. Toutefois si vous trouvez directement vos clients vous éviterez de donner une part de votre salaire à un intermédiaire.

- Client mystère : www.frontlinefocus.com Spécialisé dans la restauration cette entreprise vous paye une quinzaine d’euros ainsi que le repas. Ca ne rapporte pas beaucoup d’argent mais on mange gratuitement !

- Les réunions de consommateurs. Attention il faut correspondre à des critères bien précis selon les études, pour ma part je n’ai jamais été sélectionnée. Voici des sites où vous pouvez vous inscrire : http://www.acop.com/, www.qualith.com/, www.avisconso.com/

N’hésitez pas à partager vos bons plans et vos expériences !


Les médias s’intéressent à nous !!

avril 7, 2009

Je suis énormément contactée par les médias (presse, télé, radio…) via ce blog. Il semble que le cas des jeunes diplômés au chômage soit d’actualité.

Si vous souhaitez témoigner de votre situation, envoyez-moi un mail , je pourrais vous mettre en contact avec divers journalistes.

Attention, soyez clair si vous ne souhaitez pas que l’on diffuse certaines informations et essayez de donner une image positive de vous car les risques de verser dans le misérabilisme sont élevés.


Une nouvelle déconvenue

avril 6, 2009

J’allais vous annoncer une bonne nouvelle, j’avais trouvé un emploi.

Nous avions convenu d’un salaire avec mon employeur lors de notre entretien. Ayant un important emprunt étudiant à rembourser j’avais précisé le salaire minimum que je pouvais accepter et le recruteur avait trouvé que le montant que je demandais n’était pas exorbitant.

Je devais recevoir mon contrat avant de débuter mais je ne l’ai finalement eu que lors de ma première journée de travail. Surprise, le montant du salaire indiqué dans le contrat était bien inférieur à celui dont nous avions discuté. J’en ai parlé à mon employeur et le lendemain j’avais un nouveau contrat avec un salaire sensiblement augmenté mais qui ne me permettait toujours pas de vivre sans l’aide financière de mes parents. De plus cette entreprise ne prenait pas en charge mon transport (obligatoire pour les entreprises franciliennes), mon statut ne correspondait pas à mon niveau d’étude etc.

S’ensuivirent quelques journées de réflexion et de tortures mentales. Mon employeur me demandait une implication totale dans le développement de l’entreprise en échange… d’aucune reconnaissance. Si j’avais reçu mon contrat avant de commencer à travailler et que j’avais vu le salaire proposé j’aurai refusé. Mais maintenant que j’étais déjà dans l’entreprise c’était plus difficile d’envisager le retour à la recherche d’emploi.

Pourtant j’ai décidé de ne pas signer ce contrat. Je ne suis pas encore prête à me marchander à ce point. Ces 5 années d’études, je les ai faites et payées. Si j’accepte un travail qui ne reconnaît pas mon niveau d’étude, mes employeurs suivants feront de même. Je n’ai pas non plus envie de travailler avec une personne malhonnête.

La bonne nouvelle c’est que je vais pouvoir continuer ce blog avec encore plus de détermination !


A quel test(s) serez-vous mangés ?

mars 31, 2009

Il arrive qu’à certains entretiens on vous fasse passer des tests.

Pour un grand cabinet de conseil j’ai passé un test numérique et un test dit verbal. Une copine m’a conseillée de m’entraîner avec les tests de QI disponibles gratuitement sur internet, par exemple . C’était amusant et cela m’a permis de relancer mon cerveau en matière de calculs mentaux, rapidité et logique. Mais les tests que j’ai passé étaient tout autre. Il s’agissait d’analyses de données financières pour le test numérique et de compréhension de textes pour le test verbal. Ces tests étaient bien sûr limités en temps. Après une heure de concentration extrême et de maux de tête, j’ai eu mes résultats… Ouf j’étais dans la moyenne voir au-dessus !! Je n’ai toutefois pas été embauchée. De fait les tests sont généralement des supports à la prise de décision et non la raison principale d’une embauche.

J’ai aussi eu une étude graphologique ! Apparemment c’est toujours à la mode.

Il y a aussi des tests que l’on passe avant un éventuel entretien. Il peut s’agir d’études de cas, de rédactions, de préparations sur un sujet… C’est un excellent moyen de savoir si on est capable d’assumer le poste, mais attention de ne pas vous faire piquer vos bonnes idées par la même occasion !

Et vous ? Tests psychologiques, linguistiques, informatiques, pratiques… Partagez vos expériences de testés !


Le message qui fait mal

mars 26, 2009

J’avais reçu un appel d’une entreprise qui me proposait un stage. Je leur avais répondu que je ne cherchais pas un stage mais un emploi ! Mon interlocutrice m’avait quand même proposé un entretien.

Le lendemain j’ai eu un message sur mon répondeur de cette société pour me dire que finalement, à la vue de mon CV, ce ne serait pas possible de me proposer un poste en gestion de projet et que ce n’était pas la peine que je vienne au rendez-vous !

Ainsi, après 5 années d’études et 5 stages, il semblerait que pour cette société je ne puisse prétendre qu’à un stage.


L’association « Nos quartiers ont du talent »

mars 24, 2009

Si vous commencez à être démotivé(e) par votre recherche d’emploi c’est peut être le moment de contacter cette association. A l’origine elle fut créée pour aider l’insertion des jeunes diplômés de banlieue. Mais aujourd’hui, même si on vient du 16ème, on peut avoir des difficultés à trouver du travail. L’association a donc ouvert ses portes à tous les jeunes diplômés.

L’association propose de nombreuses activités, rencontres avec des entreprises, présentations, évènements… Après s’être inscrit l’association nous attribue un parrain ou une marraine qui est censé(e) travailler dans un secteur ou à une fonction qui nous intéresse. Cette personne s’engage à nous aider durant notre période de recherche.

Je me suis moi-même inscrite à l’association et j’ai eu un parrain qui n’exerce pas du tout dans un secteur qui m’intéresse. Lors de notre première rencontre nous avons docilement suivi les prérogatives de l’association et avons simulé un entretien d’embauche. Dans un premier temps je jouais le rôle du recruteur et expliquais le poste, puis je reprenais mon rôle de candidat et présentais mon parcours. Enfin il y avait un échange avec des questions réponses.

Mon parrain m’a donné quelques conseils suite à cette simulation. Nous avons rapidement parlé de mes recherches. Puis c’était fini !
J’ai été un peu frustrée par notre rencontre car j’aurai préféré que l’on se concentre sur mon projet professionnel qui n’était pas bien défini plutôt que de faire une énième simulation d’entretien. En fait le courant n’est pas vraiment passé entre nous, j’ai trouvé notre contact trop froid et impersonnel, j’aurai aimé qu’il soit plus humain et chaleureux.
J’ai envoyé par la suite plusieurs mails à mon parrain pour le tenir informé de mes démarches et de mes entretiens. N’ayant pas eu de réponses de sa part je n’ai plus donné de nouvelles.

Mais il ne faut pas généraliser cette expérience décevante. Lors d’une présentation du groupe Danone j’ai rencontré d’autres jeunes diplômés de l’association qui ont des parrains et des marraines formidables qui les aident beaucoup et leur redonnent confiance.
Moi, de toute façon, je n’ai jamais eu de chance en matière de tuteurs, maîtres de mémoire et correspondants étrangers !

N’hésitez pas à aller voir le site de l’association Nos quartiers ont du talent !


Les entreprises manqueraient-elles parfois de respect envers leurs candidats ?

mars 19, 2009

Après 4 mois de chômage j’ai décidé de faire des statistiques sur les réponses que j’ai reçues à mes candidatures.

J’ai répondu à 94 annonces et eu 25 réponses en retour soit un taux de 27 %. J’inclus dans ce taux l’accusé de réception que l’on reçoit après avoir envoyé sa candidature et qui nous précise que sans réponse dans un délai de … jours on peut considérer que notre profil ne correspond pas.

Pour 250 candidatures spontanées j’ai reçu 33 réponses soit un taux de retour de 13 %.

Même après avoir eu un entretien avec une entreprise il est possible que vous ne receviez jamais de réponse du recruteur. Ainsi sur 10 entreprises 8 m’ont donné une réponse après un premier entretien. 2 ne m’ont jamais donné de nouvelles bien que j’aie cherché à contacter les personnes que j’avais rencontrées lors de l’entretien.

Parfois, on passe un deuxième entretien et on se dit que l’aboutissement de nos recherches approche. Pourtant l’une des deux entreprises dans lesquelles j’ai eu 2 entretiens ne m’a jamais donné de réponses malgré mes relances. J’ai fini par me dire que je ne devais pas correspondre au poste !


Comment rester calme lors de son premier rendez-vous avec son conseiller ANPE ?

mars 17, 2009

Après 4 mois d’inscription à l’ANPE j’ai eu mon premier rendez-vous individuel avec ma conseillère. J’avais reçu un courrier me donnant la date et m’indiquant que je devais fournir toutes les preuves de ma recherche d’emploi.

Je m’attendais à ce que l’on discute ensemble de mon CV, de mes démarches pour trouver un emploi etc. Mais en fait je n’avais pas une personne humaine en face de moi mais un ordinateur des années 80 qui recopiait lettre par lettre mon CV dans un document qui me fut remis une fois imprimé. Quel est l’intérêt d’avoir une copie approximative de son CV ?

Ensuite on cherche des annonces d’emploi qui pourrait m’intéresser grâce au fameux code métier qui correspond au poste recherché. Quand je vois le titre des annonces (chargé d’études, chargé de recherches..) je lui dis qu’il n’y en a aucune qui correspond à ce que je recherche. Mais ma conseillère vérifie quand même chacune des annonces en détail…

Puis il faut remplir un autre document. Je dis à ma conseillère que j’ai eu plusieurs entretiens, que le marché de l’emploi est difficile en ce moment pour les jeunes diplômés car il y a beaucoup de concurrence…. Et l’on se retrouve avec un document sur lequel est écris ceci : « Vous recherchez un emploi de chef de projet. Vous avez eu une dizaine d’entretiens. Il y a peu d’offres diffusées dans votre spécialité Vous avez obtenu votre diplôme en septembre 2008… » Encore une fois je me demande à quoi me sert ce document. Peut être qu’il faut l’accrocher au-dessus de son lit au cas ou, un matin, on se réveille et on ne se souvienne plus qu’on est chômeur, qu’on cherche un emploi de chef de projet et que l’on n’est pas prêt d’en trouver un !

Heureusement à la fin de cet entretien, ma conseillère me propose de changer d’APEC pour intégrer celle dédiée aux jeunes diplômés. J’accepte tout de suite en espérant recevoir plus de conseil de la part de mon futur conseiller.

L’expérience que je vous ai décrite est personnelle, je ne veux pas faire de généralisation sur les conseillers de l’ANPE. D’ailleurs à coté de moi la personne en recherche d’emploi a eu un vrai dialogue avec sa conseillère tandis que de mon côté du mur on entendait les frappes sur le clavier.